Faire avec le déjà là.
Si la question de la mutation des délaissés urbains, des dents creuses, des "terrains vagues", des parkings de périphérie ou en centre urbain et plus globalement des espaces ouverts n'est pas nouvelle, les enjeux écologiques actuels et la raréfaction du foncier mettent sous le feu des projecteurs ces espaces dits « perdus », « ingrats » ou trop longtemps dédiés à l'usage de la voiture. S'ils ne sont pas voués à la construction, quels nouveaux usages imaginer alors ? Comment les inscrire de nouveau dans un écosystème d'espaces qui s'intègrent à leur environnement et dans le paysage local ? Comment préserver leurs qualités (espaces de biodiversité, respiration dans la ville dense...) tout en les réinventant de manière frugale ? Cette simplicité nécessaire implique de nouvelles manières de faire, de développer des pratiques hybrides, de se donner le droit d'expérimenter et d'innover.